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La pêche blanche
Ou pêche sous la glace
Article mis en ligne le 6 février 2016
dernière modification le 30 avril 2016

par Christian
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Activité traditionnelle, la pêche blanche, où pêche sous la glace est une activité très pratiquée au Québec.

La pêche blanche, où pêche sous la glace à de quoi décourager les pêcheurs les plus endurcis. Imaginez une belle journée d’hiver, venteuse à souhait, avec un froid épouvantable et au milieu de tout cela, un pêcheur stoïque et immobile, assis qui surveille ses brimbales. Beaucoup de pêcheurs modernes utilisent des abris en toile, des réchauds à charbon ou à pétrole et les plus organisés ont de véritables maisons avec tout le luxe possible et au plancher percé pour pouvoir pêcher au chaud en sirotant une bonne bière devant son téléroman favori !
La glace

Pêcher sous la glace n’est pas une activité sans risque, il faut bien connaître le lac où la rivière, car de nombreux facteurs peuvent influer sur l’épaisseur de la glace. Une glace épaisse peut être fissurée, une source, un courant, la présence d’importants bancs de poissons peuvent entraîner un amincissement sur certaines zones de la glace. À proximité des berges, la glace peut être également plus fragile, surtout au printemps. Dans les baies de certains Grands Lacs comme dans le lac Ontario par exemple, au début de l’hiver, de grandes concentrations de dorés se font sous la glace encore mince et pour éviter un bris de glace fatal, les pêcheurs les plus inconscients, s’aventurent sur l’eau à peine gelée en rampant sur des planches ! Au même endroit, il est déjà arrivé, en plein hiver, alors que la glace était suffisamment solide pour pêcher sans risque, que la glace se rompe et que des blocs de glace de taille imposante se détachent de la rive et se mettent à dériver avec quelques centaines de pêcheurs qui durent être évacués par hélicoptères !
Quoi qu’il en soit, une glace jeune est toujours plus résistante qu’une glace ancienne et la prudence est toujours de rigueur. À certains endroits, la pression des glaces fait des fissures et soulève des blocs qui se chevauchent. Évitez ce genre d’endroits, car souvent des zones d’eau libre ou de glace instable ou cassante s’y trouvent. Ne vous aventurez jamais sur la glace sans vous êtres renseigné localement aux prés des connaisseurs et tester son épaisseur en la frappant loin devant vous avec un ciseau bien affûté. Si la glace se fissure ou se rompt, si le ciseau la traverse, faites demi-tour et retournez sur vos pas à la berge. Idéalement, suivez les sentiers déjà balisés par les connaisseurs de l’endroit.
Les trappeurs ne s’aventuraient sur la glace que muni d’une grande perche de bois qu’ils tenaient horizontalement à la manière des équilibristes. En cas de rupture de la glace et de chute dans l’eau glacée, ils pouvaient utiliser la perche dont les deux extrémités reposaient sur la glace comme barre d’appui pour se hisser au sec.
Dans le Pontiac, il y a de nombreux spécialistes de la pêche blanche qui connaissent la rivière, les lacs comme leur poche et qui peuvent vous conseiller utilement sur des lieux de pêche productif et sécuritaire. Pratiquer la pêche blanche est une expérience authentique et forte qui vous laissera des souvenirs impérissables.

 Les vêtements

 : Pour résister au froid, la meilleure stratégie est de porter de nombreuses couches de vêtements, comme les pelures d’un oignon. Une bonne combinaison en fourrure polaire le tout dans un vêtement de skieur ou de motoneigiste peut remplacer une bonne couche de vêtements traditionnels en donnant une légèreté et une aisance de mouvement plus grande. Une grande partie de la déperdition de chaleur se produisant par la tête, une bonne cagoule qui protège aussi bien les oreilles que le visage peut être du voyage ainsi que des bonnes bottes de neige isolée et des gants chauds. Pour manipuler lignes et appâts, vous allez certainement enlever vos gants et avoir les mains mouillées. Vous devez absolument avoir de quoi vous sécher, une serviette par exemple, car des doigts mouillés gèlent très vite...

 Crampons et pics à glace

Pour marcher sans glisser, des crampons d’acier amovibles peuvent se fixer aux chaussures. En cas de bris de la glace et de chute à l’eau, si vous avez eu la précaution de vous munir de deux pics à glace, vous pourrez les planter dans la glace et vous en servir comme appui pour vous hisser hors de l’eau

 Ciseau et tarière

Pour percer la glace et en fonction de son épaisseur, tout un arsenal est laissé à la discrétion du pêcheur. Le ciseau à glace est utilisé pour creuser des glaces d’épaisseur moyenne et pour entretenir et évaser les trous. Les tarières manuelles sont utilisées pour forer des trous dans des glaces d’épaisse. Les tarières à moteur thermique deviennent indispensables pour les glaces épaisses avec de nombreux trous à creuser. Bien entendu, les lames doivent êtres affûtées, car il est impossible de percer un trou avec des lames émoussées.

 Chaufferette-banc

Bien des pêcheurs fabriquent un banc artisanal qui pourrait ressembler à une sorte de caisse dans laquelle une chaufferette au pétrole ou au naphte est disposée. Quelques tiroirs et autres espaces de rangement permettent de ranger le bric-à-brac indispensable. Un petit tapis disposé au pied du banc, isole les pieds du froid glaciaire si l’on peut dire.

 La luge

Pour transporter tout son matériel et les poissons qui ne manqueront pas de venir égailler votre journée, rien de tel qu’une luge. Certains modèles en plastiques avec des bords relevés conviennent tout particulièrement, car leurs capacités de chargement sont importantes.

 Les trucs

L’écumoire avec le froid, la glace se reforme rapidement à la surface du trou. Pour garder le trou opérationnel, il faut passer régulièrement avec une écumoire et enlever la glace qui se forme
La fontaine : D’ingénieux bricoleurs ont imaginé de remplir une boîte ronde métallique d’un serpentin qui puise l’eau froide à la base de la boîte qui est remplie de charbon de bois. La chaleur chauffe l’eau dans le serpentin et l’eau chaude est expulsée dans le trou empêchant ainsi la glace de se reformer ! bricolée avec un bout de cuivre et une boîte de café de 975 gr, ça revient à trois fois rien et ça marche. On n’arrête pas le progrès ! Une méthode plus primitive consiste à creuser trou de quelques centimètres de profondeur à côté du trou de pêche et de les relier par un canal. Une boîte pleine de braise est mise dans le deuxième trou, la glace fond, s’écoule par le canal dans le trou de pêche l’empêchant ainsi de geler.
Évaser
Pour éviter que les appâts se prennent dans la glace lorsque l’on remonte la ligne et pour faciliter la sortie de l’eau des poissons, avec le ciseau à glace, il est facile de tailler en biseau la glace en forme d’entonnoir renversé

 Les poissons

La perchaude

C’est au printemps, à l’époque ou la glace pourtant épaisse se craquelle et devient friable, cassante et donc dangereuse que la pêche de la perchaude sous la glace est à son apogée autour des roches et des plateaux peu profonds.
L’hiver elle se retire plutôt dans les eaux profondes entre 6 à douze mètres de profondeur. Asticots, vers, foie, ménés et toute la gamme de leurres artificiels tentent les perches les plus difficiles. Souvent les pécheurs laissent la première capture accrochée à la ligne, percent un trou à côté et pêchent les autres poissons du banc, car la première victime est censée attirer ces copines pour les festivités. Un montage particulier est utilisé avec succès semble t il. Il s’agit d’un tube de cuivre de 25 cm de long et aplati aux deux extrémités. Les bouts aplatis sont percés et des anneaux y sont insérés d’un coté le corps de ligne est attaché, de l’autre, un bas de ligne avec un hameçon numéro 6 appâté d’un vairon. La ligne est descendue dans le trou jusqu’au fond. Le tube en frappant les sédiments les bouleverse et créé un nuage de vase qui attire les perches toujours curieuses. Il suffit à temps régulier de relever légèrement la ligne pour voir si une perche est prise. Quant à moi, je reste fidèle à la bonne vielle technique de la dandinette.
À suivre...

Le Brochet, l’achigan, le doré...

P.S. :

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