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Le grand brochet et le Maskinongé
Article mis en ligne le 6 février 2016
dernière modification le 14 février 2016

par Christian
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 La meilleure saison pour la pêche du brochet et du maskinongé

Avant l’arrivée de l’hiver et des frimas, l’automne est la saison où les grands carnassiers font bombance, perdant leur légendaire prudence. Le brochet se laisse attraper facilement et les quotas sont vite atteint par des poissons de taille plus que respectable assez souvent. Les rivières sont désertées par les nombreux plaisanciers de la période estivale et seul quelques rares pêcheurs partent affronter des conditions climatiques parfois difficiles pour se mesurer aux plus grands des brochets, le mythique maskinongé.

 Les brochets du Québec

Cinq espèces d’ésocidés vivent au Québec, il y en a 6 dans le monde ! Le brochet d’Amérique, le brochet vermiculé, le brochet maillé, le grand brochet et l’énorme maskinongé sont les hôtes de nos lacs et cours d’eaux. De l’estuaire du St-Laurent, en passant par les lacs, étangs, rivières, fleuves, le brochet se rencontre dans des habitats très variés. Les trois espèces les plus petites se rencontrent uniquement au sud du Québec. Le grand brochet, par contre, peuple la totalité du Québec jusque dans le grand nord, on le retrouve également en Europe et en Eurasie.

Seul, les deux plus grandes de ces cinq espèces peuplent les cours d’eaux du Pontiac à savoir le grand brochet et le Maskinongé.

Toutes les espèces de brochet sont des prédateurs qui se nourrissent essentiellement de poissons mais qui ne négligent pas à l’occasion de croquer un caneton ou un rat musqué, ... Taillés pour la course, leur corps fuselé est étudié pour la chasse à l’affût. Immobile, le brochet guette puis fond sur sa proie à une vitesse stupéfiante qui laisse peu de chance de fuite à sa proie. Généralement, on le trouve dans les zones herbeuses ou près d’obstacles immergés.

 Le grand brochet, Esox lucius

Le brochet, grand brochet, brochet du nord, sous ces appellations se cachent l’espèce de brochet la plus commune dans le monde. Amérique, Europe, Asie héberge ce poisson connu de tous les pêcheurs sportifs. Hélas, la pollution, la destruction des frayères, en réduit l’habitat tous les ans un peu plus et la surpêche n’arrange pas les choses.

On le pêche aussi bien en eau peu profonde à végétation dense, dans les grandes baies herbeuses que dans les sombres profondeurs où il aime se retirer lors des grandes chaleurs. Une espèce courante dans la région est nommée le brochet bleu et se reconnaît par son absence de tâches pâles. Il est de couleur qui oscille de l’argent à bleu.

La fraie a lieu après la fonte des neiges, une femelle pouvant pondre jusqu’à 600 000 œufs. Il n’atteint sa maturité sexuelle entre 2 et 6 ans selon le sexe et le climat et ils peuvent vivre jusqu’à 25 ans. Pour reconnaître à coup sur un brochet, deux signes ne trompent pas : Sa robe est sombre, souvent verdâtre avec des tâches claires et sous sa mâchoire, on compte 5 pores de chaque côté (le maskinongé en a 6 à 9 et les autres brochets 4)
La pêche :

Les lisières d’herbier, les contours d’îles, les structures immergées, les embouchures de ruisseaux, de rivières, les arbres morts, les cabanes à castor devront être systématiquement explorés avec votre leurre. Une canne à lancer léger mais rigide de 2 mètres est un bon choix. De nombreux pêcheurs préfèrent utiliser un moulinet à lancer lourd (tambour tournant), mais je reste un inconditionnel du moulinet à tambour fixe. Le nombre de leurres utilisés pour le brochet est incroyablement important. Il va de la cuillère tournante à la cuillère ondulante, du poisson nageur au jig, en passant par les leurres de surface comme les Buzzbait. Personnellement, j’utilise avec succès tout un arsenal de cuillères ondulantes de formes et de couleurs variées en fonction du temps et de la couleur de l’eau. Lorsque rien ne marche, je sors mes cuillères tournantes, jigs, spinnerbaits, poissons nageurs et autres. Mais quand j’ai le temps, je m’installe tranquillement dans un lieux où j’ai repéré un monstre avec un bon vif, ... La pêche à la traîne est également productive mais beaucoup moins amusante, je la pratique essentiellement lors des liaisons entre deux coins de pêche.

Par les belles journées chaudes et calmes de l’été indien, vous ferez certainement des malheurs. C’est à ce moment que l’on a le plus de chance d’attraper un brochet de forte taille.

Souvent, lors de mes déplacements j’ai dans le coffre de mon véhicule un lancer et quelques cuillères ondulantes. Je m’arrête et donne quelques coups au hasard de mes déplacements. Généralement, il faut moins de 5 minutes pour capturer un brochet ... que je remet à l’eau. La majorité font entre 50 et 60 cm mais les prises de 80 à 90 centimètres sont fréquentes surtout en bateau.

 Records :

  • 1m31 et 20.9 kg dans l’état de New York, au réservoir Scananga en 1940
  • 25 kg en Allemagne (1896)
  • 1m37 en Alaska (1994)

Le kayak de pêche est idéal pour traquer les brochets dans leurs repaires les plus secrets, voir : la pêche du brochet en en kayak de pêche

 Le Maskinongé, Esox masquinongy

Le Muskie est incontestablement le roi des poissons d’eau douce du Canada, d’autant plus que la rivière des Outaouais produit régulièrement des poissons records aux tailles impressionnantes. Cannes arrachées de leur support ou brisées, hameçons tordus, pendants d’acier sectionnés, fil cassé, le maskinongé est une légende vivante et quel pêcheur n’a pas rêvé un jour de se mesurer à ce mythique géant de nos eaux ? On dit que pour capturer un masky, 100 heures de pêches minimum sont nécessaires mais cela fait aussi partie de sa légende. Certains pêcheurs les capturant plus facilement que d’autres, ... la technique comptant pour beaucoup.

On le distingue du grand brochet par sa coloration, sa robe est claire avec des tâches foncées et sous sa mâchoire, on compte de 6 à 9 pores de chaque côté (le brochet en a 5 et les autres brochets 4). La majorité des individus pêchés font entre 80 cm et 130 cm avec un poids qui peut atteindre une vingtaine de kilos. La taille légale pour garder un masky étant de 100 cm.

Il fréquente les mêmes habitats que le brochet mais a une prédilection pour les secteurs d’eaux vives où il se reproduit. Les gros spécimens aiment également se tenir entre deux eaux dans les secteurs profonds.

La femelle pond jusqu’à 500 000 œufs et les jeunes ont une croissance rapide car ils atteignent 30 cm à leur premier automne. Par contre sa fraie étant plus tardive que celle du brochet, les brochetons feraient bombance de jeunes masky d’ou leur plus grande rareté. Il peut vivre 30 ans et sa répartition géographique est restreinte. On ne le trouve que dans le sud du Québec, en Ontario et dans les prairies. La rivière des Outaouais abrite la plus grande proportion de masky record, plusieurs individus de plus de 20 kg sont pêchés tous les ans.

 La pêche

Une canne à action moyenne de 1m50 à 2m à action moyenne est conseillée, équipée d’un moulinet à tambour tournant rempli de fil de 7 à 8 kg. Le leurre sera le plus gros possible, on trouve des poissons nageurs en bois ou en plastique de 25 cm de long que l’on ramène par secousses brusques à une profondeur de 0.6 à 1.5 m de profondeur. Il faut lancer dans les contre-courants, à proximité des obstacles immergés et de préférence là ou il y a des courants plus marqués. L’attaque est violente et la moindre erreur sera fatale à votre bas de ligne. Il saute, se débat, sonde et filera sous votre embarcation, exploitant vos moindres faiblesses. Une fois sorti de l’eau, attention à ses dents redoutables et en aucun cas, il faut y mettre vos doigts pour décrocher l’hameçon sous peines de blessures graves mais utilisez des pinces à long bec. Les structures préférées du masky sont les pointes rocheuses ou avec des herbiers, les plateaux accidentés avec plantes et roches, les lisières d’herbier, les baies peu profondes avec des herbiers, les chenaux entre deux îles, les embouchures de rivière et ruisseaux. Tard en automne, en octobre ou novembre, la pêche du masky est à son meilleure. Les eaux sont froides, les températures basses et les conditions climatiques peuvent rendre la pêche dangereuse, il faut en tenir compte et s’équiper en conséquence. Les premières neiges sont de bons moment pour traquer de gros masky, avis aux amateurs, ...

 Records :

1.64m pour 31.7 kg sur le fleuve St Laurent en 1957
1.57m en 1997 dans la rivière des Outaouais

Des individus de 45 kg attrapés dans le passé mais non homologués.

P.S. :

Lu 25344 fois sur l’ancien site.


1/5
La fin du grand tipi

Mon grand tipi, 24 pieds soit 7m30 de diamètre, c’est déchiré lors d’une tempête cet automne.
Les UV, l’humidité, les moisissures, le temps, elle avait un bon 15 ans, ont eu raison de sa résistance. Le vent a déchiré des pans entiers de la toile coté sud. J’ai ramassé des bouts de toile au sol. Ils se déchiraient comme du papier. La toile a perdu à certains endroits toute résistance. L’hiver, vu sa grande taille, il était impossible à chauffer et de ce fait peu utilisé.

Cela fait un grand vide. On y a mangé, fait la sieste, dormir, fait des fêtes, de la musique, des veillées… Au printemps on mettra un tipi plus petit à la place.

Nous sommes très tristes, car nous aimions beaucoup ce tipi. On verra pour en remettre un autre dans le futur mais avec une toile de meilleure qualité.

Le démontage a été bien plus facile que le montage. On a vidé l’intérieur, démonté tout ce qui pouvait l’être, il y avait des décorations suspendues un peu partout… on a démonté la jupe qui ceinturait le tipi. Les perches sont longues et lourde et d’un maniement difficile. On les a descendues une par une, rangées… puis est venu le moment de descendre la perche de toile. Elle est très lourde. On l’a dégagée du tripode, mise verticale et laissée tomber… la toile ne risquant plus rien ! En voyant la structure sans la toile, on voyait que sous les assauts des tempêtes qu’a affronté le tipi ces dernières années, les perches du côté ouest ont avancée de 50 cm pour certaines. Plusieurs fois, j’ai du les remettre en place. Une fois les trois perches de tripode au sol, l’espace nous a paru bien vide. On a rangé les perches pour une réutilisation future. On devra couper 20 à 30 cm de chaque perche, car la partie en contact avec le sol a pourrie et les repeindre avec de l’huile de lin au printemps. En examinant sur le tripode les cordes qui le retenait, on a pu constater que les cordes avaient glissé sur plus de 30 cm sur certaine perche. Pour bien faire, il faudrait démonter le tipi tous les ans, remettre les perches en place correctement mais la toile était tellement lourde qu’avec la panne du treuil de mon 4 × 4 qui me servait à la hisser je ne l’ai pas fait depuis plusieurs années.

En attendant de monter notre tipi de 15 pieds au printemps, j’ai fermé avec du plastic transparent l’espace de pique nique pour en faire un camp pour pique niquer l’hiver.

3/5
Balade dans la taiga devant chez Momo

Devant chez Momo à Kuujjuaq, il y a une grosse colline. Nous sommes partis l’explorer.
Nous avons gravi la colline, longé un premier lac.
Arrivé au sommet, nous avons décidé de partir explorer la vallée qui s’étendait devant nous. Après une descente parfois acrobatique, nous sommes arrivés dans une zone de tourbière.
On a dû se mouiller un peu les pieds… aucun passage au sec. Puis nous avons gravi la deuxième colline rocheuse. Arrivé au sommet, nous avons découvert des paysages magnifiques, lacs, toundra, taïga, à perte de vue. Nous avons continué notre périple et gravit une troisième colline, plus haute, rocheuse a souhait, plus abrupte. I y a des bleuets partout, des cèpes, des fleurs dans les endroits les plus inattendu. L’automne arrive, les arbustes rougeoient, c’est magnifique.

Nous voyons une grenouille dans un ruisseau, des traces d’animaux, quelques mésangeais, rapaces et corbeaux.

J’adore la taïga. On se croirait en montagne mais une montagne aplatie, on voit les traces des glaciers, les roches usées par le passage des glaciers, c’est impressionnant.

Certains endroits ressemblent a des jardins japonais. C’est zen !

Je pourrais marcher des heures, des jours… j’adore !

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La route de la Baie D’Ungava - la route de nulle-part

Au départ de Kuujjuaq, il existe une route surnommée “la route de nulle-part” qui devrait dans un avenir plus ou moins lointain se rendre jusque dans la baie D’Ungava jusqu’à Dry Bay où il pourrait y avoir un quai de déchargement pour les bateaux qui ravitaillent Kuujjuaq. Actuellement les bateaux stationnent loin des quais et toutes les marchandises sont déchargés sur des barges sujettes aux aléas climatiques. Hiver précoce, vent, glace et le bateau repart sans décharger le matériel, les carburants… et revient au printemps suivant.

Momo m’invite à partir à sa découverte avec Momovik.

La route est belle. Elle traverse la toundra sur des hauteurs, par moment elle domine la rivière Koksoak et on peut voir dans le lointain de la Taïga et des lacs immenses. De toute beauté !
Au fur et à mesure que l’on progresse vers le Nord, les arbres deviennent plus petits, se ratatine et disparaissent totalement. On arrive proche de la limite des arbres. Le climat devient de plus en plus rude.

Mais, car il y a un mais… la route est pas mal cassante, gravillons, tôle ondulée (planche à laver au Québec) elle est destructrice pour les suspensions et pour les colonnes vertébrales…

Voici quelques photos, la vidéo arrive sous peu.

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