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Le Ouaouaron

Le ouaouaron, ou grenouille mugissante ou grenouille-taureau est la plus grosse grenouille d’Amérique du Nord.

Article mis en ligne le 20 juin 2010
dernière modification le 27 décembre 2015

par Christian
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Son nom scientifique est : Lithobates catesbeianus. C’est une espèce d’amphibiens de la famille des Ranidae.

 Caractéristiques :

Cette impressionnante grenouille, les plus grosses pouvant peser jusqu’à 1 kg, mais elles ont un poids moyen de 600 gr environ. Les femelles, plus grandes que les mâles, peuvent mesurer plus de 18 Cm et leurs pattes arrière, en extension, 25 cm !

On peut aisément distinguer les mâles des femelles :

Le mâle a la gorge de couleur jaune et le diamètre du tympan est équivalent au double de celui de l’œil.
La femelle a la gorge de couleur crème et le diamètre du tympan équivalent à celui de l’œil.

La couleur de ces imposantes grenouilles est généralement vert olive, mais peut aller jusqu’au brun foncé. L’abdomen est crème moucheté de gris.
Dans la nature, elle a une espérance de vie qui oscille entre 8 et 9 ans et pas loin du double en captivité.

 Mode de vie

La grenouille-taureau se retrouve dans une multitude de milieux aquatique : ruisseaux, rivière, marais, lacs, mares, fossés, gravières, bassins artificiels.
C’est une grenouille voyageuse qui n’hésite pas à parcourir de longues distances aussi bien sur terre que dans l’eau, de nuit, surtout lorsqu’il y a de fortes pluies.
Elle mange tout ce qu’elle peut avaler ! Elle chasse à l’affût et est active de jour comme de nuit. Elle se nourrit surtout de grenouilles, têtards, petits poissons et écrevisses...

Les principaux prédateurs de la Grenouille taureau sont les poissons, les serpents, les échassiers, les canards, les corneilles, les rapaces, les insectes aquatiques, les mammifères carnivores et les autres grenouilles de son espèce, car ils sont cannibales !

 Reproduction :

Au printemps, le Ouaouaron est le dernier amphibien à émerger de l’hibernation. Son chant d’amour, que certains disent ressembler au beuglement du taureau, ressemble à un profond « oua-ron » et dure de la mi-juin à la fin juillet. Les mâles ont un territoire qui peut couvrir entre 3 à 35 mètres de berges qu’ils défendent, surtout lors de la période de reproduction.
Le mâle au milieu des nénuphars appelle la femelle. Lorsqu’elle arrive, il se cramponne à son dos et la ponte commence. La femelle pond jusqu’à 24 000 œufs une à deux fois par an. Les œufs enveloppés dans une grosse masse transparente flottent à la surface de l’eau au milieu des nénuphars. Les têtards mettent deux ans à se transformer en jeunes grenouilles. Ils passent leur premier hiver caché dans la vase et à leurs pattes arrières arrivent à la fin de leur premier hiver. Les têtards sont de grande taille, de 7 à 15 cm !
Le têtard, omnivore se nourrit de ce qu’il trouve : œufs de poissons, d’amphibiens, mollusques, invertébrés, alevins, débris végétaux, déjection, cadavres..

 L’hibernation

En septembre, ils se façonnent une petite cavité dans la vase où ils vont hiberner. Ils ne ressortiront que tard au printemps, lorsque l’eau sera à plus de 13 degrés et l’air à plus de 20 degrés.
Les têtards n’hibernent pas : ils restent actifs tout au long de l’année.

 Observer des Ouaouarons :

Entre la mi-juin et la fin juillet, c’est relativement facile autour du Val à l’âne.
Il y a de vastes zones de marais sur la rivière des Outaouais où les Aouaouarons viennent se reproduire.

On peut donc, à condition d’être discret, observer facilement sur les tapis denses de plantes aquatiques ou de nénuphar des Ouaouarons et écouter leurs chants.
On peut aussi également apercevoir des hérons et plus rarement des visons ou des loutres en quête d’un bon repas...

Dans ce genre de biotope, l’observation des Ouaouarons est aisée.
Il suffit d’avancer doucement, sans bruit, sans abîmer ou bousculer la végétation, dans les chenaux libres du marais.

En nous approchant d’une fleur de nénuphar, nous observons notre premier Ouaouaron. Le voyez vous ?

On petit coup de zoom

Le Ouaouaron qui est censé se gaver d’insectes est victime d’un moustique téméraire.

On tourne autour, il ne bouge pas.

Trois moustiques s’en repaissent.

Bon acteur, il prend la pause devant son public.

Une dernière photo et on part observer d’autres merveilles.

Nous voyons bouger sur la cabane de castors.

Nous observons un vison d’Amérique. Tellement rapide que j’ai raté toutes mes photos.

Une autre rencontre

Nous passons à coté d’une tortue que nous réveillons. Elle baille avant de continuer son bain de soleil

Nous quittons à regret le marais. Lors de nos visites suivantes, nous avons vu des castors manger des plantes aquatiques, des rats musqués, des hérons et un aigle pêcheur.

P.S. :

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