Bandeau
Nature Québec
Les splendeurs de la nature sauvage

Au menu du blogue, la nature du Québec au fil des saisons, expédition en kayak camping, matériel d’expédition, kayak pliant Klepper à voile, Passe-montagne mon Land Rover série 3, balade et pêche en canoë, camping, faune et flore, survie, vie sauvage, cuisine sauvage, vie en tipi et joie et bonne humeur !

Pêche au maskinongé

La rivière des Outaouais est une destination de choix pour la pêche du maskinongés. Devant et autour du Val à l’âne, il est possible d’en attraper ou d’en voir.

Article mis en ligne le 7 janvier 2016

par Christian
logo imprimer
Enregistrer au format PDF

 Le Maskinongé, Esox masquinongy

Autrefois appelé Nobilior, le brochet le plus noble, le maskinongé est le plus grand des brochets et le poissons d’eaux douce du Québec le plus imposant après l’esturgeon. Son nom provient de l’Algonquin Mash-ki-non-gé qui veut dire gros brochet.

Le Muskie est incontestablement le roi des poissons d’eau douce du Canada, d’autant plus que la rivière des Outaouais produit régulièrement des poissons records aux tailles impressionnantes. Cannes arrachées de leur support ou brisées, hameçons tordus, pendants d’acier sectionnés, fil cassé, le maskinongé est une légende vivante et quel pêcheur n’a pas rêvé un jour de se mesurer à ce mythique géant de nos eaux ? On dit que pour capturer un masky, 100 heures de pêches minimums sont nécessaires, mais cela fait aussi partie de sa légende. Certains pêcheurs les capturant plus facilement que d’autres... la technique comptant pour beaucoup.

Il fréquente les mêmes habitats que le brochet, mais a une prédilection pour les secteurs d’eaux vives où il se reproduit. Les gros spécimens aiment également se tenir entre deux eaux dans les secteurs profonds.
La femelle pond jusqu’à 500 000 œufs et les jeunes ont une croissance rapide, car ils atteignent 30 cm à leur premier automne. Par contre sa fraie étant plus tardive que celle du brochet, les brochetons feraient bombance de jeunes masky d’ou leur plus grande rareté. Il peut vivre 30 ans et sa répartition géographique est restreinte. On ne le trouve que dans le sud du Québec, en Ontario et dans les prairies. La rivière des Outaouais abrite la plus grande proportion de masky record, plusieurs individus de plus de 20 kg sont pêchés tous les ans.

 Le reconnaître

On le distingue du grand brochet par sa coloration, sa robe est claire avec des tâches foncées et sous sa mâchoire, on compte de 6 à 9 pores de chaque côté (le brochet en a 5 et les autres brochets 4). La majorité des individus pêchés font entre 80 cm et 130 cm avec un poids qui peut atteindre une vingtaine de kilos. La taille légale pour garder un masky étant de 100 cm.

 La pêche en bref

Une canne à action moyenne de 1m50 à 2m à action moyenne est conseillée, équipée d’un moulinet à tambour tournant rempli de fil de 7 à 8 kg. Le leurre sera le plus gros possible, on trouve des poissons-nageurs en bois ou en plastique de 25 cm de long que l’on ramène par secousses brusques à une profondeur de 0.6 à 1.5 m de profondeur. Il faut lancer dans les contre-courants, à proximité des obstacles immergés et de préférence là où il y a des courants plus marqués. L’attaque est violente et la moindre erreur sera fatale à votre bas de ligne. Il saute, se débat, sonde et filera sous votre embarcation, exploitant vos moindres faiblesses. Une fois sorti de l’eau, attention à ses dents redoutables et en aucun cas, il faut y mettre vos doigts pour décrocher l’hameçon sous peine de blessures graves, mais utilisez des pinces à long bec. Les structures préférées du maski sont les pointes rocheuses ou avec des herbiers, les plateaux accidentés avec plantes et roches, les lisières d’herbier, les baies peu profondes avec des herbiers, les chenaux entre deux îles, les embouchures de rivière et ruisseaux. Tard en automne, en octobre ou novembre, la pêche du masky est à son meilleure. Les eaux sont froides, les températures basses et les conditions climatiques peuvent rendre la pêche dangereuse, il faut en tenir compte et s’équiper en conséquence. Les premières neiges sont de bon moment pour traquer de gros masky, avis aux amateurs...
Les plus gros spécimens se tiendront dans des secteurs profonds souvent entre deux eaux.

 Meilleures saison de pêche pour le maskinongé :

À l’ouverture en juin, vous pourrez avoir de bonnes chances d’en faire un beau. En juillet août ce sont surtout des individus de petite et moyenne taille qui se laissent leurrer. À partir de septembre, lorsque la température de l’eau baisse vos chances d’attraper une belle pièce augmenteront graduellement jusqu’aux premières neiges où là elles seront au maximum.

 Moment de pêche :

Comme bien des espèces, ils sont plus actifs le matin de bonne heure et le soir jusque passé minuit. Certains jours, on observe aussi de fortes activités en début d’après-midi. J’ai remarqué à de nombreuses reprises de fortes activités jusqu’à un peu plus de deux heures du matin.

 Les lieux de pêche

Toute structure sous-marine telle que haut fond, roches, rétrécissements, îles, chenaux sont bons à condition d’être proche d’herbiers, de zones de courants et de grands fonds. Les maskinongés se tiennent souvent à la frontière entre ces zones au début des fosses.. Les plus gros spécimens vivent en eau profonde et plus fraîches, surtout en été.

 Les bons leurres :

Les leurres que l’on utilise pour le maski sont tous de grande taille, le record est détenu par le suick, un gros bâton de bois impressionnant allant jusqu’a 30 ou 40 cm avec une bavette en acier, les poissons-nageurs jerkbait et le swim wiss, la cuillère ondulante dardevl, la cuillère tournante Muskykiller.

 Relâcher un maski

Idéalement, il vaut mieux être deux. Un va le tenir par la queue et le corps le long du bateau. Le deuxième avec de longues pinces va lui retirer les hameçons de la gueule. Mesurer le sans le sortir de l’eau et relâchez-le, vous aurez peut être la joie de le rattraper plus gros les années suivantes. Les ’’pros ’’ du maski ont une sorte de civière qui permet de les manipuler sans les blesser.Faits à retenir sur le maskinongé

 Température :

Même si on peut le trouver en période estivale dans des zones allant jusqu’à 25 degrés, il préfère des eaux beaucoup plus froides, ses préférences oscillant pour des eaux variant entre 10 et 20 degrés. Les gros spécimens sont toujours dans les zones les plus fraîches. La température de fraie se situe aux environs de 13 degrés.

 Longévité

Le maskinongé peut vivre jusqu’à trente ans.

 Records :

1.64m pour 31.7 kg sur le fleuve St Laurent en septembre 1957 par Mr Art Lawton
1.57m en 1997 dans la rivière des Outaouais
Des individus de 45 kg étaient souvent attrapés dans le passé, à l’époque où l’espèce était peu pêchée.

 Le brochet tigre

Le maskinongé et le grand brochet peuvent s’hybrider. Le résultat de leurs amour se nomme ’’brochet tigré’’.

 Autour du Val à l’âne :

Devant le Val à l’âne, dans les zones de courant ou profondes de la rivière des Outaouais, en pêchant le brochet il est fréquent de se faire suivre son leurre par de beaux maskinongés. Il est encore plus fréquent en pêchant le brochet de piquer un maski et de se faire casser après une lutte homérique...

 Histoires de pêche :

Je me souviendrai du jour où en pêchant sur une roche, dans un secteur d’eaux vives, mais profondes, j’ai eu la surprise de voir surgir un énorme maski qui a stoppé net en surface lorsque j’ai sorti ma cuillère tournante de l’eau. Il était énorme, sa tête seule était plus grosse que mon petit chien ! Un monstre qui partit nonchalamment, me laissant pantois.

 Quelques lieux où vivent des poissons records :

Le lac Coulonge, le lac des Chats, le lac aux Allumettes ont de bonnes populations de gros maskinongés. Personnellement, au fil des ans, j’ai découvert au moins une dizaine de postes à Maski habités...

P.S. :

Lu 29226 fois sur l’ancien site

Forum
Répondre à cet article

Au fil des saisons

Évènements à venir

Actualités

0 | 4 | 8

Excursion aux champignons

Les 12 et 13 mai prochains aura lieu l’événement 24 heures de science. Plus de (...)

Inondations et Urubu à tête rouge

Je fais une petite promenade cet après midi. Il fait beau et la rivière est (...)

Première chaleur printanière

Aujourd’hui il faisait grand soleil, ciel bleu. Nous sommes partis jumelles (...)

Premiers jours du printemps

Je pars faire une petite promenade en vélo. Il fait beau. J’ai l’appareil (...)



pucePlan du site puceContact puceEspace rédacteurs puce

RSS Valid XHTML 1.0 Strict

2006-2017 © Nature Québec - Tous droits réservés
Site réalisé sous SPIP
avec le squelette ESCAL-V3
Version : 3.86.44
Hébergeur : Voillemont Christian